Yennayer 2962, nouvel an berbère

Joyeuse fête yennayer, nouvel an berbère, 2962…..

Yennayer est la seule fête non musulmane commune à tous les peuples d’Afrique du Nord. Dans chaque région, elle donne lieu à
des festivités diverses et à des repas familiaux.

    bonne année berbere

Qu’est-ce que Yennayer ?

Yennayer est la fête célébrant le passage au nouvel an par les Imazighen. Ce jour correspond au 13 janvier du calendrier
grégorien, devenu universel. À l’instar des autres civilisations dans le Monde (Russe, chinoise, irlandaise, arabe etc.), les Imazighen avaient donc leur propre calendrier bien ancien, basé à la
fois sur les changements de saisons et les différents cycles de la végétation qui déterminent les moments cruciaux à l’agriculture, et sur les positionnements des astres comme la lune et le
soleil. À l’Arrivée des Romains, un autre calendrier (le calendrier Julien), allait se substituer au calendrier autochtone, qui ne répondait plus aux nouvelles saisons nées des innovations
agricoles.

Le 13 janvier du calendrier Julien (institué en 45 av. J.-C. par l’Empereur Jules César) correspond donc au 1er janvier du
calendrier grégorien actuel (instauré par le pape Grégoire XIII en 1582).

Un peu d’histoire!!!

L’histoire des Berbères remonte à 10 000 ans avant Jésus Christ. Ce n’est pourtant qu’au temps de l’Egypte ancienne que sera
fixé l’an zéro du calendrier berbère. Il correspond à la date où le roi Chacnaq 1er (Sheshonq) fût intronisé pharaon d’Egypte. Ce roi berbère avait réussit à unifier l’Egypte pour ensuite envahir
la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par là-même, la première date de l’histoire berbère
sur un support écrit. L’histoire de Chacnaq 1er Les travaux des paléontologues et historiens démontrent sans équivoque que les Berbères étaient présents en Egypte depuis sa constitution. Nous
retrouverons ensuite des inscriptions lybiques sur la pierre de rosette. Des tifinaghs récents qui remontent au moins au Ve siècle avant notre ère, date du mausolée d’Abelessa. Les Imazighen
Mashaouash, Libous orientaux de Cyrénaïque étaient en contact direct avec les l’Egypte ancienne. En 1200 avant J.C. la civilisation libyque avait même bouleversé l’équilibre de la Méditerranée
orientale en envahissant l’Egypte. C’est à cette époque que le Berbères inventèrent une roue inconnue jusqu’alors et apprenaient aux Grecs à atteler quatre chevaux. A la fin de la XXIème dynastie
égyptienne, Sheshonk (Chachnaq 1er), grand chef militaire des Mashaouash, obtint du Pharaon Siamon, dont l’armée était en grande partie composée d’Imazighen, l’autorisation d’organiser un culte
funéraire pour son père Namart, un privilège exceptionnel. A la mort de Psossenes II en 950 av. JC qui avait succédé à Siamon, Sheshonk s’attribua la dignité royale et fonda la XXIIème Dynastie
qu’il légitima en mariant son fils, Osorkon, la fille de Psoussens II, la princesse Makare et installa un autre de ses fils comme grand prêtre d’Amon Thbes. Sheshonk établit sa capital Boubastis,
installa les hommes de sa tribu dans des terres du delta du Nil et leur constitua des fiefs. Une nouvelle féodalité prit pied en Egypte. L’an zéro amazigh se réfère donc à cette date historique
de 950 av. JC ou Sheshonk fut monté sur le trône et fonda la XXIIème Dynastie. Le jour de l’an le 12 yennayer : tibura u seggwas Les Imazighen fêtent aussi la nouvelle année le 12 janvier, ce qui
correspond donc au 1er jour du mois Yennayer, aussi le premier jour du calendrier julien. Notre calendrier actuel est le calendrier grégorien.

 La célébration de
yennayer

Pour les Imazighen, Yennayer est d’abord une porte qui s’ouvre sur le nouvel an et appelée ’tabburt useggwass’ (la porte de
l’année). Sa célébration s’explique par l’importance accordée aux rites et aux superstitions de l’époque dont certaines subsistent encore de nos jours. La période en question attire
particulièrement l’attention car la saison correspond à l’approche de la rupture des provisions gardées pour l’hiver. Il convient donc de renouveler ses forces spirituelles en faisant appel aux
rites. À cette époque de l’année, le rite doit symboliser la richesse. Ainsi, pour que la nouvelle année entamée soit plus fructifiante et la terre plus fertile, il convient de se purifier et de
nettoyer les lieux. On obéit également aux lois rituelles tel que le sacrifice d’un animal (Asfel) sur le seuil de l’année, comme on le fait encore de nos jours sur les fondations d’une nouvelle
bâtisse. Le rituel asfel symbolise l’expulsion des forces et des esprits maléfiques pour faire place aux esprits bénéfiques qui vont nous soutenir l’année durant. Si les moyens le permettent,
seront sacrifiés autant de bêtes qu’il y a de membres de famille. La tradition a retenu le sacrifice d’un coq par homme, une poule par femme et les deux ensemble pour les femmes enceintes afin de
ne pas oublier le futur bébé. A défaut de viande, chaque membre de famille sera représenté par un œuf surmontant une couronne de pâtes.

Le diner ce jour là sera servi tard et se doit d’être copieux, ce qui aux yeux des Imazighens augurera une année abondante. La
viande de l’animal sacrifié y sera servie conformément au rite. Certains ne pouvant se permettre un tel sacrifice, servent de la viande sèche, comme acedluh, gardée pour de pareilles occasions :
un Yennayer sans la viande fût-elle sèche n’en était pas un ! Lors du diner, une cérémonie est prononcée afin de préserver les absents et de faire que l’année soit bonne. Les absents ne seront
pas les oubliés du repas : des cuillères disposées par la mère symbolisent leur présence et une proportion symbolique leur sera laissée dans le plat collectif, sensé rassembler toutes les forces
de la famille.

Après le repas il convient de vérifier si tout le monde a mangé à sa fin. C’est la maitresse des lieux internes (la grand-mère
ou la mère) qui pose la question aux enfants pour savoir s’ils ont mangé à leur faim : la réponse est becqua neswa (oui nous avons mangé et sommes rassasiés). La maitresse des lieux n’oublie pas
non plus les proches ou les voisins, lesquelles lui rendent également des aliments différents : il n’est pas de coutume de laisser balader des ustensiles vides le jour de laâwacher (jour
béni).

La fête garde de sa saveur pendant les quelques jours qui suivent l’événement. Les nouveaux ustensiles rangés après la
dernière célébration vont redescendre de tareffit (étagère), on prépare lesfenj (des beignets), tighrifin (crêpes), et tout autre plats et gâteaux rappelant une saveur rare fût-elle importée.
Seront également au rendez-vous les fruits secs amassés ou achetés le reste de l’année, figues sèches, amandes, noisettes, dattes, etc.

De nos jours

Dans certaines régions d’Algérie, Oran, Beni Zennassen, etc., la célébration de Yennayer n’a rien perdu de sa fraicheur ni de
son authenticité. Chez ces dernier, certains s’abstiennent de manger des aliments épicés ou amers par peur de présager une année du même gout. Le repas de Yennayer est conditionné par les
récoltes selon les régions mais aussi par les moyens des uns et des autres. Les aliments servis vont symboliser la richesse, la fertilité ou l’abondance. Il est ainsi des irecman (bouillie de blé
et de fèves) ou le cœur du palmier chez les beni-Hawa : pas question de rater le repas de bénédiction qu’est celui de Yennayer. Le bon présage de Yennayer fait aussi que l’on lui associe d’autres
évènements familiaux comme la première coupe de cheveux du dernier né ou le mariage. Récemment encore, on disposait à l’extérieur ou sur le toit des ustensiles pleins de sel dont le nombre
symbolise les mois de l’année, les filles s’amusent à marier leur poupées, on envoie les enfants aux champs afin de cueillir eux-même fruits et légumes.

Voilà pour l’histoire, alors pour tous ceux qui perpétuent la tradition, joyeuse fête et régalez vous, 

et pour un choix vrie du menu de votre soiree, je partage avec vous, cet index:

 nouvel an berbere 2013.bmp

 

 

 

 

Commentaires (20)

Waaaaaaw magnifique le new look j’aiiiiime bcp, et merci aussi pour l’histoire de Yanayer je ne connaissais vraiment pas grand chose hehehe.

Bizzzz

maerci ma belle t’est un amour bisous

saha nayer et bsahtek le nouvelle configuration c’est très jolis bizzz

je vous souhaite une très HEUREUSE NOUVELLE ANNEE BERBERE,je connaissais le calendrier mais pas l’histoire!alors je vous souhaite une année pleine de bonnes choses(je mangerai sucré aujourd’hui!) ,bon repas de Yennayer,et,surtout gardez vos traditions,c’est le plus impotrant: amicalement:  MARIE.

et oui les traditions , les bonnes surtout est une richesse, je suis algerienne , pas kabyle mais toute l’algerie à des origines berbere, et c’est ça qui fait la beauté de ce payé, bisousssss ma chère 

Bonne Année Yennayer Sherasade !! 

Je ne suis pas kabyle mais je partage avec toi cette fête car elle fais partit de notre patrimoine ou culture Algérienne .

pour te dire franchement ,ton article et super!!!! 

Il  beaucoup de personnes  comme »moi ne connaisses pas le nouvelle ans Berber et vaguement son histoire ,

je te remerci et bonne journée a toi

bisous

bonne année

et merci pour ton récit ! je suis française et j’ai pris plaisir à lire : merci pour le partage

sandy

bon yannyears à toi aussi

bisous

oh une bonne et heureuse année,en plus c’est l’anniversaire de mon garçon ;donc il ya 10 ans yenayer ma ramener un jolie poupon ,il a bien grndi maintenant .et je souhaite pleins de bonne choses a tout le monde.

rebi yekhalihoulek à voire de enfants grandir , ça nous rajeuni pas tout ça mais c’est que du bonheur, bon yennayer ma chère, bisous

bonne année « yennayer », moi je fête cette nouvelle année !

joyeux yannayer ma belle .j’aime bien le new look de ton blog bonne soirée

c’est sympa de ta part merci, bisous

Bonne année !!!

Merci pour tout ce partage 😉

Bonsoir…Nouvelle année,Nouveau look pour ton blog.Merci de nous faire partager l’histoire du nouvel an Berbère. Bon Yennayer 2962.

merci ma chère c’est gentil, gros bisous

coucou, j’imagine les repas qui doivent être un délice mélé à des magnifiques compositions. Biz boubou

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