Vœux pour achoura 2012/ les traditions de 3achoura

Achoura 2012

A l’occasion du jour de achoura( le 10eme jour de muharram) qui correspond cette année au 24 novembre 2012, je souhaite à
toute la communauté musulmane une joyeuse fête, avec tous mes vœux de bonheur et de bonne santé.

 

Pour ceux qui jeunent, que votre jeune soit accepter et béni, le jeûne du jour d’Achoura permet d’expier les péchés de l’année précédente en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut
soient sur lui) :

«Je compte sur Allah pour que le jeûne observé le jour d’Arafat expie les péchés commis pendant l’année précédente. et
l’année suivante et pour que le jeûne du jour d’Achoura expie les péchés commis pendant l’année précédente. 

 

 

 

De l’Islam sunnite à l’Islam chiite en passant par l’Algérie, Achoura est vécue différemment. Jeûne, fête ou commémoration,
chacun marque à sa façon ce jour. Cette célébration revêt une signification spirituelle et sociale indéniable. C’est aussi un jour de partage et de charité. Elle rappelle l’obligation de faire
l’aumône, de s’acquitter d’une contribution matérielle, la Zakat, destinée à assister les plus démunis.

 

Les traditions de achoura peuvent être différente d’une région à l’autre en Algérie mais l’esprit est le même.

Voilà un aperçue de ce qui se fait dans quelques villes algerienne …..

 

• En Kabylie : «Taachourt» à Sidi el Bachir d’Illilten dans le Djurdjura

Il existe depuis la nuit des temps une tradition, dans les villages et autres bourgs de Ain El Hammam, attachée à
l’évènement religieux de Achoura. Les garçons nés au cours de l’année, seulement les enfants males, font l’objet d’un rite ancestral qui regroupe tout le village. Ainsi , au hameau Ait Adella,
Aghilès a eu droit à cette pratique à laquelle il ne faut pas déroger.

Les superstitions sont là pour ne pas faillir à la règle des aïeux. La veille de «Taachourt», les femmes de la famille
mettent à cuire à la vapeur du blé concassé après un passage chez le meunier. Une grande quantité est commandée du fait que toutes les familles sont invitées à la cérémonie de Taachourt,
journée de bénédictions des futurs hommes des hameaux. Une fois cuit, le blé est assaisonné, placé dans des grands plats en bois et agrémenté d’œufs durs. Le jour de Achoura, au matin frileux
avant les aurores, le bébé est habillé de neuf, puis enveloppé dans le burnous du père ou du grand-père. La cérémonie doit se dérouler au mausolée de Sidi El Bachir.

Par les chemins qui montent, le petit garçon est porté par son père, suivi des hommes de la famille et des femmes de la
parenté. Youyous et parfois salves de baroud sont du cortège. Arrivés au santon, où l’on a étalé tapis et autres couvertures on fait rouler le bébé sur le sol recouvert pour la circonstance.
Cet usage veut que le bébé soit béni par le saint gardien alors qu’en même temps on fait une prière de demande à Dieu afin que l’enfant soit protégé. A la fin du rituel, chacun goûte à la
préparation de blé concassé.

De retour au foyer on reçoit les invités pour le café, beignets, gâteaux et autres pâtisseries. De midi jusqu’au soir les
gens défileront pour partager le repas où l’on servira couscous à la viande, salades, steaks et fritures. Les hôtes apporteront des cadeaux ou donneront de l’argent. Ailleurs, comme au
sanctuaire de Jeddi Menguellat ou celui de Cheikh Mohand Ou Hocine dans la même région de Ain El Hammam les festivités sont plus grandioses pour Achoura. Les habitants des environs ont droit à
des journées joyeuses et animées où danses et Tbal sont de la partie. Et c’est en cette journée que nombre de fiançailles se concrétisent.

 

• A Oran : Une occasion pour se retrouver

«Trid», «rougag», deux termes pour désigner un seul et même plat préparé et servi à l’occasion de la fête religieuse de
Achoura. Un met typiquement local, voire régional, à base de pate finement découpée puis noyée dans un bouillon de légumes et de viande généralement blanche que les familles oranaises préparent
traditionnellement pour fêter le moment. 

 

 

 

Achoura est une occasion pour des retrouvailles familiales au-delà de son aspect religieux. Les membres de la même famille
peuvent cotiser et se retrouver chez les parents autour d’un plat de trid». Pour les plus nantis, le sacrifice d’un mouton s’impose avec la distribution de la viande aux plus
démunis. 

 

 

 

• A Constantine : «Heddi dar sidna koul’ aam edzidna»

«Heddi dar sidna koul’ aam edzidna» chantaient, autrefois, les enfants de Constantine à l’occasion de Achoura, tout en
faisant du porte-à-porte en quête de friandises. Ce qu’il faut dire c’est que cette fête religieuse est considérée comme l’une des plus importantes de l’année dans la cité des Ponts. Les
Constantinois la célèbrent depuis des siècles. Certaines traditions ont disparu d’autres ont fait leur apparition, mais ce qui est sûr c’est qu’on y tient toujours parce que comme l’Aïd ou le
Mawlid, Achoura est surtout une occasion pour réunir toute la famille autour d’un repas. Si awal Mouharem (le nouvel an hégirien) passe presque inaperçu, la célébration de Achoura se prépare
des jours à l’avance particulièrement dans les marchés de la ville, où la fameuse Kachkacha rayonne dans les étals. 

 

Autrefois Les enfant allaient  de maison en maison en chantant, les gens leur offraient des bonbons, des dattes et des
noix,  regrette Mohammed. Toutes les traditions n’ont pas résisté au temps, cependant, certaines d’entre elles résistent comme les habitudes culinaires, car Achoura dans la ville du vieux
Rocher c’est aussi la chakhchoukha partagée par toute la famille. Le thé et la Kechkcha sont servis ensuite dans la soirée.

 

 

• A Tipasa : Une pensée pour les démunis

La particularité de célébrer 3choura ici réside dans l’enthousiasme collectif qui y règne. Ce sentiment, en effet,
génère un environnement propice au renforcement de l’esprit de fraternité au sein de la population locale, une vertu qui se fait de plus en plus rare par les temps qui courent. «Au-delà de sa
dimension purement cultuelle, où nombre de fidèles ici observent le jeûne, Achoura est aussi une occasion formidable pour que les familles des villes de Tipaza serrent davantage les liens entre
elles. En une certaine manière , cette fête religieuse est un rendez-vous de plus pour se ressourcer, partant, se conformer à un mode de vie qui a fait, des siècles durant, la force de la
communauté locale.

Autrement dit, réapprendre à vivre au sein d’une grande et heureuse famille 

 

berkoukes

 

Les préparatifs de la célébration de Achoura commencent pour les mères de familles, dès l’Aid ElAdha. «Après avoir sacrifié
le mouton, une partie de la viande est réservée pour l’Achoura. Les femmes recouvrent celle-ci de sel en vue de la conserver pour l’évènement. Car ce quartier de viande séchée constitue
l’ingrédient principal dans la préparation du festin de la fête qui est généralement à la base de Berkoukess (gros grains de couscous), de légumes en sauce agrémentés avec des parts de poulet
qu’on égorge souvent le jour même».   La préparation du repas de Achoura prend souvent les allures d’un concours qui met aux prises les mères de famille. Celles-ci donc, attendent le
soir pour qu’on prononce le verdict. «En effet, chacune d’elles partage généreusement le repas qu’elle a soigneusement préparé avec les voisins. Même si le fond de cette tradition est de
permettre à tout le monde, pauvre ou riche, de savourer un bon plat, il n’en demeure pas moins que les compliments que reçoivent en retour les «cordons bleus» ne les laissent pas indifférentes.
Cela dit, c’est difficile de les départager au final, car tous les plats sont savoureux»,

 

L’autre tradition qui revient à chaque Achoura ici, comme ailleurs aussi, est d’«offrir» sa première coupe de cheveux aux
enfants. «Un nombre non négligeable de parents, si ce n’est pas tous, attend toujours la fête de Achoura afin de couper, pour la première fois, les cheveux de leurs enfants cadets. Ceci confère
à l’évènement une touche de joie, dans la mesure où l’enfant devient le centre d’intérêt de tout le voisinage», 

 

Ce qu’il faut aussi savoir, est que le déroulement de la joyeuse fête s’effectue sur fond de pratique religieuse. Ainsi,
l’école coranique du village,   abrite, après la prière d’El Ichaa, une «Hadra» , où les tolba psalmodient à l’unisson des versets du Saint Coran.

 

Source http://www.horizons-dz.com/

 

Pour les recette à préparer pour ce jour, voir ici recette pour 3achoura

 

 

Commentaires (10)

salam, bonne achoura a toute et a tous, une pensee speciale pour les enfants de GAZA. merci et une grosse bise a vous.

merci ma chère, comme tu le dis si bien , une pensée à eux, on est de tous coeur avec eux, bisous

bonjour ma chère 3wachrak mabrouka 

Bonne fête de Achoura,que Dieu apporte en cette occasion,la paix dans les coeurs (pensée particulière pour nos frères palestiniens…) et nous accorde sa clémence we ydouwem mhabetna nchallah.

Merci pour ce billet Chahrazed,on en apprend pas mal sur nos belles coutumes. Comme je te l’ai déjà dit,ma mère est de Cherchell,alors,en cette occasion,elle prépare un couscous de sa région,à base de queue de mouton séchée (de l’Aïd,comme tu l’as si bien précise),en sauce blanche avec du lait et des pois-chiches. Ça peut surprendre,mais c’est très bon !

Petit coucou et au plaisir de papoter avec toi !

merci chère Samia , c’est toujours un plaisir de lire tes messages, comment tu va?? ici il fait froid, ggrrrrrrrrrr, quand ma soeur à tlemcen me dit qu’il a fait beau aujourd’hui la bas, j’espère que vous avez passer une bonne fete de achoura, bisous ma belle et au plaisir de te lire 

Bonjour… Chère Fatima je te souhaite ainsi que ta famille une bonne Achoura, avec mes meilleurs voeux de santé et de bonheur. Merci de nous faire partager ses traditions par ton article. Bonne fête à tous !!!

merci chère elisa ton message me touche, j’espère que tu va bien , je te fait de gros bisous et je te souhaite de passer un agréable début de semaine, bisous

bonne fête de achoura à tous les musulmans !

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